Blog

ONOMANIE, la série de la rentrée

6 septembre 2026

Je ne sais plus quelle était ma requête, qui en quelques secondes a obtenu sur Google la réponse «Aperçu IA » que vous lisez ci-dessus. En tout cas, je me suis dit en la découvrant que l'IA, fine mouche, avait vite deviné que j'étais l'auteur de celle-ci, et donc n'a pas lésiné sur les éloges à mon endroit. Je me suis rappelé aussi que mes étudiants à Paris III ou à l'Esec ne m'avaient pas tous trouvé spécialement gentil (mais je n'étais pas non plus une « peau de vache »), et que certains de mes lecteurs, même dans les traductions anglaises précises de Claudia Gorbman, jugeaient mes écrits savants, sous prétexte qu'il s'y trouve ça et là des mots que j'ai créés – on appelle cela des « néologismes »- à partir du grec, quand le mot n'existait pas en français.

Par exemple, le mot de « synchrèse » que j'ai forgé comme « mot-valise » pour désigner en un seul substantif  «un phénomène psycho-physiologique spontané et réflexe, universel, dépendant de nos connexions nerveuses, et ne répondant à aucun conditionnement culturel, et qui consiste à percevoir comme un seul et même phénomène se manifestant à la fois visuellement et acoustiquement la concomitance d’un évènement sonore ponctuel et d’un évènement visuel ponctuel, dès l’instant où ceux-ci se produisent simultanément, et à cette seule condition nécessaire et suffisante. ». ...

lire la suite

Pour une histoire débloquée (si possible) de la musique concrète, chapitre 8

12 juillet 2026

Vous le reconnaissez ? C'est un axolotl. Il y a plus

d'une vingtaine d'années, le nom de cet animal n'était connu que des ...

lire la suite

Pour une histoire possible du cinéma, et incertaine de la musique concrète, chapitre 7 et à suivre

5 juillet 2026

Qu'est-ce qui attend ce jeune homme, dans une scène que je ne révèlerai pas pour vous en laisser la surprise, au début d'un film que j'ai déjà cité parmi les plus grands à mes yeux, La Foule/The Crowd, 1928, réalisé par King Vidor qui l'a co-écrit avec John V. A. Weaver ? Disons seulement qu'il s'agira pour ce garçon, en grandissant, de réaliser ou de décevoir les projections parentales (celles de son père, ici) qui l'ont accueilli à sa naissance. Un sujet capital pour tout le monde, et en même temps rarement traité aussi directement.

Et le cinéma a de multiples rapports avec la projection : dès le début, le film se projetait sur des toiles, des surfaces, des écrans, et en même temps, surtout lorsqu'il a incorporé (assez vite), le gros plan, il s'est mis à jouer de nos projections sur les visages et les corps qu'il offrait à notre regard : je m'identifie, ou bien, tel le donateur dans une parabole de l'Evangile, celui qui se glorifie de n'être pas comme les autres et d'être plus généreux qu'eux, je me contre-identifie. ...

lire la suite